À propos

Bonjour tout le monde et bienvenu(e)s à L’Accorderie du Grand Gaspé !

L’Accorderie du Grand Gaspé se distingue par sa localisation exceptionnelle, entourée à la fois par un parc national et par la côte océanique, elle couvre un vaste territoire, allant de Douglastown à L’Anse-à-Valleau.

Ainsi, l’un des défis de L’Accorderie du Grand Gaspé est précisément de faciliter le transport et de revenir aux réseaux traditionnels d’entraide afin d’améliorer les conditions d’existence des personnes isolées. Dans cette optique, nous faisons appel à ceux et celles qui sont en mesure, par exemple, d’offrir de l’accompagnement ou des petits travaux de toutes sortes. Sachez qu’une multitude d’activités et de services vous attendent vous aussi : apprentissage de la musique, apprentissage des langues, cuisine du monde etc. Il ne peut y avoir de progrès social sans une volonté commune d’agir positivement sur notre environnement.

Vous trouverez ici un exemple d’amélioration que L’Accorderie du Grand Gaspé a pu apporter à des personnes aînées. Une belle réussite à laquelle vous pouvez évidemment vous joindre ! N’hésitez pas à communiquer avec nous. Bons échanges et au plaisir!

Historique

À l’hiver 2016, quatre amies de 50 à 70 ans se réunissaient après avoir lu l’essai collectif Sécession : Et si la Gaspésie devenait un pays libre? « Que peut-on faire », se demandaient-elles? Elles pensèrent alors à mettre sur pied un groupe d’échange de services.

Bien que souhaitant ardemment vivre dans leur village jusqu’à la fin de leurs jours, ces citoyennes en viennent à la conclusion qu’il peut être difficile dans les conditions actuelles de réaliser cet objectif. D’abord, leur revenu étant limité, il pourra être ardu d’avoir accès à des services parce que certains d’entre eux  coûtent chers et d’autres ne sont pas offerts dans le Grand Gaspé.  Malgré qu’elles jouissent d’un bon réseau social, celles-ci n’ont pas de famille dans le secteur et leur réseau est principalement composé de personnes de leur génération. Cela fait en sorte qu’elles doivent demander de  l’aide pour certaines tâches à des personnes plus jeunes dans le village alors qu’on n’en retrouve peu et qu’elles ne les connaissent pas nécessairement.

Femmes instruites et cultivées, riches d’expérience de vie de toutes sortes (parentalité, travail, engagement social, voyage,…) bourrées de talents, de connaissances et d’habilités, elles se rendent compte qu’elles pourraient offrir des services de toutes sortes à des personnes de tous âges de leur entourage, qui elles aussi ont des compétences et expériences qu’elles pourraient partager en échange de leurs services. En plus de rendre accessible certains services dont elles ont ou auront besoin, cela leur permettrait de faire connaissances avec des personnes de tous les âges de leur communauté, de se sentir entourées et continuer à se sentir utiles, d’avoir le sentiment de continuer à faire partie de la communauté et ce, sur le même pied d’égalité car en effet, elles seraient en mode échange et non dans un rapport des personnes nécessiteuses à qui on donne.  Ce serait donc aussi très positif pour l’estime personnelle. En fait, elles réalisent qu’une telle dynamique de partage et d’échange appliquée à l’échelle de leur communauté bénéficierait aux autres personnes de leur âge ainsi qu’à l’ensemble de leur communauté car elle favoriserait la  solidarité intergénérationnelle et la mixité sociale. Ce faisant, on améliorerait la qualité de vie non seulement des personnes âgées mais de l’ensemble de la communauté.

Emballées par le concept, elles entament des recherches et découvrent avec  enthousiasme, l’existence des Accorderies dont elles étudient le modèle, le fonctionnement, etc. L’une d’entre elles visite même l’Accorderie de la  Matanie afin d’apprendre de leur expérience et surtout de prendre connaissance des particularités et des défis d’une Accorderie dans un milieu similaire à celui du Grand Gaspé.

Le hasard faisant bien les choses, quelques semaines plus tard, elles participent avec une quarantaine d’autres citoyenNEs  à  une rencontre d’information de la MRC Côte-de-Gaspé,  ayant pour thème « Pour une économie qui nous rend service? L’Accorderie, un projet collectif d’échanges de services Parmi d’autres innovations sociales. Quel modèle pour notre coin de pays? » Dès cette rencontre, ces citoyennes du Grand Gaspé se sont engagées dans un comité de travail formé par la MRC qui par la suite organisa trois autres rencontres. C’est lors de celles-ci que participèrent  des représentantes de deux organismes invités car potentiellement porteurs d’un projet de développement d’une Accorderie soit le Centre communautaire de Loisirs (CCL) de Cap-aux-Os  et le Centre d’action bénévole (CAB)  Le Hauban de la Côte-de-Gaspé.  Bien qu’intéressé par le projet, ce dernier décida finalement  de ne pas être porteur du projet tout en offrant son aide et sa collaboration s’il devait voir le jour.  Le CCL quant à lui a accepté d’appuyer le développement d’une Accorderie sur le territoire du Grand Gaspé.

Ce groupe de citoyennes a donc commencé par faire une demande de subvention au programme Québec ami des aînés, volet soutien aux actions communautaires afin d’obtenir un financement qui permettrait d’embaucher une équipe de travail qui, en collaboration avec un comité d’implantation bénévole relevant de l’organisme porteur, en l’occurrence le CCL de Cap-aux-Os, aurait comme tâche de mettre en place ce réseau afin qu’il soit fonctionnel et rodé d’ici deux ans. C’est au printemps 2017, que cette demande de subvention a été acceptée. Depuis, le Comité d’implantation a communiqué avec le Réseau Accorderie afin d’entamer les procédures devant mener  à la mise sur pied d’une Accorderie  sur le territoire du Grand Gaspé. Tout le monde est le bienvenu, toute catégorie sociale, toute origine : nous avons besoin de vous.

Échange de services

L’échange de service est le principe le plus connu de l’Accorderie, nous fonctionnons en partie comme un SEL (système d’échange local), c’est-à-dire que nous sommes un principe alternatif au système actuel. Nous offrons la possibilité d’échanger des services contre des heures. Le principe de l’Accorderie contrairement à un SEL est que nous avons une mission de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, nous incluons ainsi des services permettant la continuité de cette mission; que cela soit par le groupe d’achats ou le micro-crédit solidaire.

En quoi consiste l’Échange de services?

Pour l’Accorderie, une heure équivaut à une heure, que cela soit pour un service de jardinage, de peinture, d’enseignement, de cuisine, d’initiation à un savoir; notre seule valeur est le temps. Le système dans lequel nous évoluons a établit des valeurs monétaires aux savoirs-faires ; nous proposons simplement de recentrer cela autour d’une seule valeur: le temps. Une journée n’a que 24h pour tous et le temps que l’on consacre aux autres est égal à ce que l’on reçoit.

Différentes façons d’acquérir du temps

Les échanges individuels, qui sont les services que l’on se rend entre accordeurs. Je vous corrige un texte durant 1 heure, cela me permet de prendre 1 heure de piano.  Ce sont les échanges les plus courants à l’Accorderie, ceux entre membres.

VOICI quelS typeS de services peuVENT être offerts à notre Accorderie